Lors d'une nuit agitée de pleine lune, je peine à trouver le sommeil, mais je tente de reposer mon corps du mieux que je peux en évitant de bouger. Mes rêves sont fragmentés, constamment interrompus par des réveils précoces.
Soudain, je me retrouve avec mon amie de cœur dans la salle de bain de la maison de mon enfance. En discutant avec elle, je commence à réaliser l’absurdité de la situation. Quelque chose cloche. Je suis conscient que cette scène est impossible.
Je me dirige alors vers une chambre de cette même maison, celle où j’ai souvent expérimenté des sorties de corps dans ma jeunesse. Tout en traversant le couloir, je me dis intérieurement : "Yoan, c'est ta chance, tu sais que tu rêves !"
Pour provoquer la sortie de mon rêve et basculer dans mon corps astral, je fonce droit sur l’un des murs extérieurs de la maison. En le traversant, je ressens un déchirement, suivi d’intenses vibrations et d’un bourdonnement assourdissant dans mes oreilles. Le passage est toujours un peu brutal pour moi, mais cette fois-ci, cela a été rapide.
Je me retrouve alors à l’extérieur de mon chez-moi actuel, flottant à quelques mètres du sol. Bien que j’aie eu une brève absence lors du détachement de ma conscience du corps physique, je suis pleinement éveillé dans mon corps astral.
Un pur moment de liberté m’envahit. Je profite pleinement de cette légèreté. Voler dans le ciel, observer la beauté des éléments, c'est un vrai bonheur. Pour bien marquer la différence avec un rêve, je m’amuse à traverser des branches d’arbres. La sensation est subtile, comme un léger courant d’air caressant les zones de mon corps en contact avec les branches. Cela m’aide à ancrer l’expérience dans la réalité astrale, car dans mes rêves, je ne ressens jamais ces sensations tactiles, seulement des visuels et des émotions.
Puis, je décide de tenter quelque chose de plus sérieux. C’est peut-être l’occasion de me connecter à mes guides. Mais malheureusement, je fais un "coma" astral, et je me réveille instantanément dans mon corps physique.
Cette sortie de corps, probablement facilitée par la pleine lune, a été grandement favorisée par ma méditation durant la journée. J'ai également placé davantage de conscience dans l’instant présent, en prêtant attention à chaque détail : la sensation de mes pieds se posant au sol, les craquements des branches, les sons environnants, et les odeurs qui m’entouraient. J’étais moins dans le mental, plus ancré dans le moment présent.
Je suis convaincu que nous devrions orienter notre attention ailleurs que sur nos pensées, aussi souvent que possible. Cela nous habitue à percevoir l’incohérence des rêves et à provoquer la lucidité. Quand notre conscience se libère du corps physique endormi et du mental en veille, elle ouvre la porte à des expériences extraordinaires dans d’autres corps et d’autres dimensions.

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